La crise sanitaire que nous connaissons, et plus encore la crise économique violente qui s’annonce, vont profondément bouleverser nos vies.

Prenons l’exemple du télétravail, qui est sans doute un des aspects les moins dramatiques et les plus consensuels des conséquences de la crise. La plupart des entreprises et des salariés dont l’activité permet le télétravail le plébiscitent pour des raisons diverses. Gains immobiliers massifs en perspective pour les unes, amélioration de la qualité de vie des salariés pour les autres, notamment par la réduction significative des temps de transport.

Et pourtant … plaçons nous du côté des salariés.

Au-delà de la souplesse vestimentaire qui autorise à rester en short et en claquettes pendant les vidéoconférences avec son patron, c’est tout un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés qui est bouleversé. Le confinement a révélé à de nombreux parents la difficulté de prendre en charge, ne serait-ce que partiellement, les enseignements scolaires de leurs enfants, tout en assumant leurs missions professionnelles.

De plus, la cohabitation « forcée » a conduit certains couples et certaines familles à vivre des tensions nouvelles ou aggravées. L’équilibre qui s’était forgé au sein du système familial depuis de longs mois ou années, s’est trouvé brutalement rompu par le confinement.

Il est intéressant de constater que pour ces salariés qui ont connu un usage massif du télétravail, la frontière entre vie privée et vie professionnelle s’est brutalement estompée.

Les tensions familiales exacerbées par le confinement vont assurément avoir des répercussions jusque dans les relations de travail.

Autrement dit, le télétravail et le confinement à distance du lieu physique de travail risquent paradoxalement de détériorer le climat de vie au travail.

Mais connaissez-vous précisément les évènements ou situations de travail qui vous font « péter les plombs » ? Et si oui, savez-vous que certaines réactions à ces évènements sont de nature à dégrader durablement voire définitivement vos relations avec votre entourage professionnel ? N’aimeriez-vous pas plutôt faire de ces situations de tension une opportunité d’apprentissage et de créativité ?

Le modèle DCM (Dynamics Conflict Model) développé au sein du Eckerd College de Floride sous la direction de Craig Runde, identifie 9 déclencheurs (ou « hot buttons ») qui, à des degrés divers, déclenchent chez un individu des réactions d’agacement ou d’exaspération. Êtes-vous exaspéré par les personnes perfectionnistes ou les micro-managers ? Ou plutôt par les personnes non fiables ? Vous ne supportez pas les personnes indignes de confiance et les personnes solitaires vous exaspèrent ? Les personnes violentes ou cassantes vous révulsent ? Les personnes égocentriques ou insensibles vous irritent ? L’outil CDP (Conflict Dynamics Profile) permet, à l’aide d’un questionnaire en ligne, de mesurer précisément votre niveau de sensibilité à chacun de ces déclencheurs, et de vous comparer à l’échantillon des répondants.

Une fois identifiés vos déclencheurs, quelle est votre manière habituelle et préférentielle de réagir ? Le modèle DCM décrit deux chemins d’évolution à partir d’une situation tendue : une voie constructive qui permet aux parties de se laisser une chance de construire ensemble une solution acceptable pour les deux, le plus souvent en faisant preuve d’écoute, d’empathie et de créativité. Emprunter cette voie, c’est adopter 7 comportements de base : temporiser, prendre du recul, analyser la situation, aller vers l’autre, exprimer ses émotions, créer des solutions, rester flexible.

L’autre voie, dite destructive, conduit à la détérioration des relations inter-personnelles, souvent de façon irrémédiable. Les 8 comportements associés à cette voie sont : gagner à tout prix, montrer sa colère, dévaloriser autrui, vouloir se venger, éviter autrui, céder à autrui, cacher son ressenti, se critiquer.

L’outil CDP permet de s’évaluer sur les 15 comportements (constructifs et destructifs) et de recevoir un feedback complet de la part d’un praticien certifié sur ce modèle. L’intérêt est double : d’une part connaître son degré de sensibilité aux 11 déclencheurs identifiés par le modèle, ce qui permet d’en prendre conscience et de renforcer sa vigilance vis-à-vis des situations qui peuvent nous faire « péter les plombs ». D’autre part, l’outil permet d’adapter ses comportements en s’exerçant à mettre en œuvre ceux qui préservent la relation et se centrent sur la résolution du différend.

En nous penchant sur notre manière de réagir aux situations de tension et ce qui les provoque, nous nous faisons un cadeau inestimable : la possibilité de choisir une manière plus respectueuse et écologique de gérer nos conflits. Et l’environnement tendu dans lequel nous allons évoluer dans les mois qui viennent nous invite à développer rapidement cette compétence de façon consciente.

En savoir plus : info@rosedo-conseil.com

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